2 juil. 2015

Couture : mon sac préféré !

 

  Hello !

Aujourd'hui, je vous présente mon sac préféré, celui que je trouve trop beau et dont je ne me lasse pas. Celui que j'ai surnommé "mon sac antivol". 


J'ai trouvé le modèle dans un livre de couture de sacs, dont je n'ai pas relevé les références (honte à moi !). Mais mon ami internet m'a aidé à aller au bout de ce petit travail de couture.


La couture en soi n'est pas difficile, il faut faire une petite poche dans la doublure, coudre la doublure et le tissu extérieur ensemble puis, big problem, insérer les anses en bambou. J'aurais bien voulu des anses totalement lisses, mais dans la ville où j'habite il n'y a pas grand choix. Les anses ont été un sacré morceau, car il a fallu les coudre à la main, n'imaginez même pas de le faire avec la machine à coudre, impossible ! Et je ne suis pas douée pour coudre à la main...


Au final, je suis toute ravie de mon sac, que je prends pour "sortir" ou quand il fait beau. Si je l'ai surnommé "mon sac antivol", c'est qu'il est difficile de l'ouvrir. En général, il suffit de tirer vers l'extérieur le haut d'un sac pour l'ouvrir, mais là c'est l'inverse à cause des anses (c'est peut-être pas très clair ce que je dis). Ce qui fait que si une vilaine main voulait rentrer dans mon sac, elle aurait bien du mal ! La tranquillité dans les transports ou les endroits blindés de monde !


Si ce sac vous a plu, vous pouvez aussi retrouver un modèle dans  un des livres de Tilda ou regarder le post de Trotte Menu bien expliqué.



18 juin 2015

Couture : je suis une dinde !

Hello ! 

Aujourd'hui, je vais vous montrer une très belle pièce de mon cru. Il y a plusieurs mois de ça, j'ai été invité au mariage d'amis. Comme dans tout mariage qui se respecte, il y a des jeux (moi, j'aime pas les jeux dans les mariages, mais cela n'engage que moi, parenthèse grognon). Comme dans tout jeu de mariage, des fois, tu es victime ou participant (je vous laisse choisir), ou cela peut être ton/ta partenaire. 


Si je me souviens bien, c'était le jeu du parapluie (?) qu'on devait se passer de mains en mains, et paf ! quand la musique se coupait, l'invité avec le parapluie dans sa main avait gagné. Mais gagné quoi ? Le droit d'inviter les mariés à manger une crêpe pour la chandeleur et autres choses dans le même ordre d'idées.


 Je ne sais plus si c'est le chéri ou moi, mais nous avons gagné le droit d'offrir une dinde aux mariés en novembre pour Thanksgiving. L'intitulé est très important : "offrir".


Le problème c'est que je n'habite pas dans la même ville que les mariés, que nous avons tous des emplois du temps bien chargés, que je m'y suis prise au dernier moment et que je n'allais pas me promener dans le métro parisien avec une dinde morte ou vivante...


Oui, car "offrir", c'est pas écrit "inviter les mariés à déguster une bonne dinde bien cuisinée". Après avoir évacué la possibilité de leur offrir une dinde entière morte ou vivante pour des raisons logistiques (voir ci-dessus), j'ai trouvé une autre idée pour honorer ma mission.

.... un doudou dinde !


Après de nombreuses recherches sur le net, pas très fructueuses (sauf ce modèle-ci totalement fantastique et cet autre là), je me suis basée sur le modèle d'une planche à découper en forme de dinde et je me suis mis à la couture.


Pour ressembler à une dinde déplumée, j'ai utilisée de la jute. C'est sympa, mais pas facile à coudre. Je n'ai pas pu utiliser la technique habituelle (coudre à l'envers, retourner, rembourrer puis fermer), j'ai cousu et au fur et à mesure j'insérais la bourre. C'est pour ça qu'on en voit dépasser dans le cou. Et j'ai choisi de représenter une dinde plus morte que vive (mais avec humour).Je suis contente du résultat, et ça m'a bien amusé !


Le marié avait l'air content de son cadeau...

4 juin 2015

Couture : de bons petits légumes !


La machine à coudre ne tourne pas tous les jours, mais assez souvent. Cela dépend des occasions et de mon temps. C'est plus facile de coudre quand il y a un but et une date limite, en l’occurrence, la naissance d'un ptit bout de choux et la visite à la famille.
 

Je ne sais plus qui m'avait dit que c'était bien d'offrir un cadeau à l'aîné quand un bébé arrivait dans une famille. Comme ça l'aîné n'était pas trop jaloux de tous les cadeaux offerts à son petit frère ou petite sœur.

 
Dans le cas qui m'intéresse, le ptit gigot (oui c'est le surnom que je lui ai donnée) est en maternelle et a vu l'arrivée d'une petite sœur il y a quelques mois. J'ai fait un gros chat en peluche pour sa petite sœur et pour la grande, un livre en tissus. J'ai eu entre les mains il y a quelques années, un chouette livre "Livres câlins pour mon bébé" de Véronique Boutoille que j'avais bien apprécié, mais je n'étais jamais passée à l'action. Aujourd'hui c'est fait !


Je suis partie sur le modèle du jardin, qui propose des représentations de fruits et légumes sur un livre accordéon. Mon mauvais caractère a fait que j'ai modifié quelque peu le modèle et je n'ai pas suivi toutes les explications. 


Par flemme, je n'ai pas brodé le nom de mes petits légumes, d'où ce sentiment de "vide" sur chaque page. Et pour la construction, j'ai gardé les 2 bandes entières, puis j'ai placé le rembourrage au milieu, j'ai replié les bords de mes 2 bandes à l'intérieur et j'ai cousu le pourtour, puis j'ai marqué les pages.


Et pour la couverture je me suis amusée à faire des petites étoiles/fleurs/feu d'artifice.


Je suis satisfaite du résultat, c'est très mignon et il est possible de rajouter plein d'autres fruits et légumes. Je me suis bien amusée à représenter les légumes en feutrine.


Les tissus  : le lin violet vient des Tissus Belice, l'étoilé doré de chez Eurodif, de la feutrine et du rembourrage.

1 juin 2015

Lectures de plusieurs mois !!

Pou la la.....
Je n'arrive toujours pas à remettre un peu d'ordre ici et prendre le temps nécessaire pour alimenter cet espace, mais le temps passe trop vite et le quotidien prend trop de place. Le printemps a été un peu dur à gérer, mon cerveau totalement embrouillé par le rythme de mon travail, des coups de froid en cascade et le départ définitif de mon petit chat. 
J'ai réussi à finir le challenge SFFF au féminin, qui fut une bonne chose, même si je n'ai pas osé me lancer dans les séries de Robin Hobb, mais j'y viendrais un jour !

Lançons-nous dans le bilan des lectures de février à mai, et il y a de quoi faire !




Pour les romans
La nostalgie heureuse, A. Nothomb, un livre qui ne sert à rien
Le fils, L. Lowry, le dernier tome du cycle !
La vitesse de l'obscurité, E. Moon, lu pour le challenge mais je suis un peu mitigée
La ballade d'Hester Day, M. Helnwein, j'ai adoré !
Eleanor & Park, R. Rowell, très sympa
Genesis, B. Beckett, un roman ado de sf sympatoche
L'une rêve l'autre pas, N. Kress
Le sommeil des poissons, V. Ovaldé, un des derniers que je n'avais pas lu de cette auteure
Le prince Caspian, Lewis (de la PAL, mais j'ai le reste du gros bouquin à finir)
La gaieté, J. Lévy, roman inutile
Americanah, Adichie, gros roman mais bien

Pour les bandes dessinées 
Adieu Chunky Rice, C. Thompson
En silence, A. Spiry, très bonne surprise
L'arabe du futur, t1, R. Sattouf, un peu mitigée
La colère de fantomas, t1 et 2, O. Bocquet et J. Rocheleau, très sympa
Médée, t2, Le Callet et N. Pena, toujours aussi bien
Azimut, t1 et 2, Lupano et Andreae, bof bof
Manabé Shima, F. Chavouet, une relecture mais avec beaucoup de plaisir
Carnation, X. Mussat, œuvre très personnelle
Max Winson, t2, Moreau, très bien
Saga, t4, Vaughan et Staples, toujours aussi chouette
La lune est blanche, des frères Lepage, un vrai régal
Moi René Tardi..., t1, Tardi
 
Pour les mangas
La femme insecte, O. Tezuka, lire Tezuka m'impressionne toujours
Sakamoto pour vous servir, t1, N. Sano, lecture "professionnelle"
Bienvenue au club des losers, t1, N. Asada, lecture aussi pour le travail
Altaïr, t1, K. Kato, pas désagréable mais sans plus
Erased, t1 et 2, K. Sanbe, un bon thriller
Poison city, t1, T. Tsutsui

Pour les documentaires
Petit Pan, la vie polychrome

Pour les livres jeunesse
Sentimento, Dautremer et Norac

Bon, j'en ai peut-être oublié certains mais ces quelques mois furent riches en bd (comme d'hab) et très peu issus de la PAL (oups...). Mais j'ai remonté le niveau en romans. Là, pour l'été, je n'ai plus trop de pression pour le travail (je vais néanmoins faire quelques provisions en bd et mangas pour ados, mais je vais arriver à gérer). Je vais essayer de lire des livres que j'ai envie de lire et qui traînent chez moi !

Et pour les achats, je continue Magasin général tranquillou, et j'ai craqué sur un livre de cuisine sans gluten.

 

8 mars 2015

Lecture : Anamnèse de Lady Star, L. L. Kloetzer

Anamnèse de Lady Star, L. L. Kloetzer
Denoël, 455 p., 2013, 21,50 €, 9782207115718


Futur proche. Un attentat à Islamabad a provoqué une pandémie terrifiante. Les trois quarts de la population mondiale ont disparu. L'arme utilisée : la bombe iconique. Les coupables ont été retrouvés, jugés et exécutés. Mais certains se sont échappés. Parmi eux, une femme, leur inspiratrice, leur muse. Sa simple existence est un risque : tant qu'elle vit, la connaissance menant à la bombe reste accessible. Elle a disparu, n'a laissé aucune trace, pas l'ombre d'une ombre. Des hommes disent pourtant l'avoir rencontrée : savants, soldats, terroristes, ermites... Ont-ils rêvé? Voici le récit d'une enquête, de l'Asie à l'Europe, des terres dévastées jusqu'aux sociétés hypertechnologiques de l'après-catastrophe. Un jeu de pistes, doublé d'une plongée dans les archives digitales de notre futur, avec le plus fou des enjeux : refermer la boîte de Pandore. (résumé de l'éditeur).

Les Kloetzer ne proposent pas des romans faciles, après CLEER, celui-là reste dans le même niveau (pas facile à lire, pas facile à comprendre). Il faut s'accrocher pour cette lecture. La narration est éclatée entre différents personnages, différents pays, différentes époques. Et c'est en remontant le fil de toutes ces histoires que l'on arrive à recréer le cours des éléments. Pour résumer, des scientifiques avec des militaires ont crée une super bombe, avec la présence de la fameuse "Muse" Hypasie, qui a provoqué une pandémie mondiale et déstabilisé à long terme le cours de l'humanité. Les organisateurs ont été arrêtés mais elle a réussi à s'échapper grâce à son statut d'Elohim (une extra-terrestre). C'est une sorte d'enquête que l'on mène, on suit cette femme à différents moments, ses rencontres avec d'autres personnages. Il est dur de reconstituer le puzzle, surtout quand les protagonistes mentent (oh les bougres !). Magda est l'enquêtrice que l'on retrouve plusieurs fois et qui atteindra son but. J'ai été un peu perdue parfois dans ce mélange temporel, eu du mal à me remettre en tête qui étaient les différents personnages et leurs actions. C'est surtout au niveau de l'hôtel (longue séquence), où j'ai eu du mal à voir la présence des deux voix (conclusion, il y a des livres qu'il faut lire au top de sa forme, et pas en piquant du nez dans un train pourri). Et cet autre passage sur le monde virtuel, qui m'a paru tellement éloigné de la quête. La partie développée sur la maladie (sa création, transmission et conséquences) m'a beaucoup intéressée, mais est finalement peu abordée, ce n'est pas la pandémie le sujet principal de ce livre. Bref, un roman bien difficile à lire, dont je sais clairement ne pas avoir tout compris, mais je l'ai vu comme une expérience de lecture (et ça fait sortir de ses petites habitudes réconfortantes de lectures).


Cette lecture rentre dans le cadre du Challenge SFFF au féminin


Lecture : Le Messager, Lois Lowry

Le Messager, Lois LOWRY
École des loisirs, 2005, 191 p., 10,50 €, 9782211076029


Matty, le jeune ami de Kira dans l’Élue, vit dans le Village, un endroit où sont accueillis à bras ouverts les exilés, les abandonnés des autres communautés. Chacun a le droit à une nouvelle chance et l'harmonie règne. Mais petit à petit, les habitants changent, se renferment sur eux-même et veulent interdire l'accès du village aux étrangers. 

Voici le troisième roman de l'univers développé par Lois Lowry. Ici, on retrouve des personnages déjà vus, comme Matty, le père de Kira et Meneur, du Passeur. Dans ce roman, on voit la convergence des autres romans (enfin !), on apprend donc que les communautés vivent ensemble mais séparées, elles se connaissent mais ne s'aident pas. Le Village est clairement menacé par le changement de comportement des habitants, alors que c'était le seul lieu de refuge pour tous les exilés comme Matty et le Meneur. Mais c'est une menace insidieuse, Matty et quelques autres personnes la ressentent, ceux qui ont développé un talent particulier. Avant que le Village ne se referme, Matty va tenter de ramener Kira, mais à quel prix ? J'ai beaucoup apprécié ce roman, même si certaines réponses sont apportées, il reste beaucoup de question (mais qu'est-il arrivé au bébé Gabriel ?). Il y a du suspense et un peu d'angoisse, avec les trocs dont on ne comprend pas très bien le but au début. Et surtout avec cette forêt très menaçante et qui devient mortelle. En tant que lecteur, on ne connait pas toutes les règles de cet univers, on les découvre au fur et à mesure, mais il en reste beaucoup d'autres à voir. La fin est assez inattendue et brutale, et l'auteur ne développe pas plus que ça, ce qui fait qu'on referme ce livre avec beaucoup de questions. Comme pour le Passeur, Lois Lowry maîtrise bien ses fins de roman. J'ai très hâte de lire le quatrième tome de cet univers.


Ce roman a été lu dans le cadre du Challenge SFFF au féminin


7 mars 2015

Lecture : Gueule de truie, J. Niogret

Gueule de Truie, Justine NIOGRET
Critic, 2012, 253 p., 17 €, 9791090648043

Dans un monde apocalyptique, les Pères essayent de détruire les restes d'humanité pour accomplir la volonté de Dieu. La Cavale, Gueule de Truie, un des agents les plus performants de cette corporation, rencontre une jeune fille qui va changer sa vie.

C'est un roman très étrange, tout le long je n'ai pas su où Justine Niogret allait m'emmener. J'avais un peu peur que le roman soit violent et glauque tout le long, mais ce n'est pas le cas, même si la violence fait partie de ce roman. Gueule de Truie ne sait pas s'exprimer autrement, les émotions le submergent parfois et il ne connaît que la violence comme exutoire. J'avoue ne pas avoir tout compris à la fin, ça part un peu trop dans le "subliminal" (j'ai commencé à décrocher avec la petite maison dans la prairie). Quand la rencontre a lieu entre la jeune fille (dont on ne connaitra jamais le nom) et Gueule de Truie, on espère que ce dernier va s'humaniser, mais là l'auteur nous surprend et notre espoir est bien vite balayé par le dégoût qu'éprouve Gueule de Truie envers les autres humains. C'est une vision intéressante de monde post apocalyptique, l'homme qui veut exterminer l'homme en utilisant les méthodes de l'Inquisition. C'est un roman assez curieux, je suis restée sur ma faim de ne pas avoir bien compris le but de la fille (si elle en avait un). Le monde décrit a l'air assez cohérent, même si les monstres ne renvoient pas à quelque chose de connu et sont difficiles à imaginer. Un roman intéressant mais dont la fin laisse un peu sceptique.


Ce roman a été lu dans le cadre du Challenge SFFF au féminin


Lecture : L'élue, L. Lowry

L'élue, Lois LOWRY
Gallimard, 2001, 210 p., 8,99 €, 9782070545902

Kira vient de perdre sa mère. Dans le village, beaucoup veulent l'expulser car elle gêne à cause de son handicap et ne peut pas travailler pour la communauté. Mais grâce à son talent avec les aiguilles et les fils, elle est mise en sécurité au Palais. Là-bas, elle doit travailler pour réparer et broder la robe du Chanteur. Mais les apparences sont trompeuses.

Ce petit roman s'inscrit dans la continuité du Passeur, sauf que rien ne lie les deux univers en apparence. Ici, Kira vit dans une civilisation arriérée et cruelle, et son handicap est un lourd fardeau. Heureusement, elle se fait découvrir grâce à son don pour la broderie. Mais dans le Palais, elle va découvrir qu'on lui cache des choses, que la vie semble meilleure mais qu'elle est presque prisonnière. Elle devient témoin des inégalités sociales et de la cruauté de sa communauté. Mais Kira n'est pas toute seule, elle rencontre Thomas et Jo, doués eux aussi d'un talent très recherché, et elle reste amie avec Matt, un garçon "sauvage". Kira va préférer se sacrifier pour essayer de faire évoluer sa communauté vers une vie meilleure et elle laisse Matt s'enfuir sans elle. J'ai un peu moins aimé ce roman, peut-être à cause du caractère de Kira, trop prompte au pardon. Mais l'univers mis en place est très intéressant et donne envie d'être creusé. J'ai hâte aussi de lire les autres romans, pour voir comment les différentes histoires vont se retrouver liées.


Ce roman a été lu dans le cadre du Challenge SFFF au féminin

4 mars 2015

Lecture : Le goût de l'immortalité, C. Dufour

Le goût de l'immortalité, Catherine DUFOUR
Mnémos, 2005, 249 p., 17,50 €, 9782915159523

Dans un monde futur, en Asie, on suit le drôle de destin d'une adolescente et de son voisin Cmatic.

Grosse déception pour ce roman où je n'ai vraiment pas tout compris, il est bien difficile de le résumer. L'auteur nous perd à partir sur différentes voies hypercomplexes (qui mériteraient un livre à elles seules). Cmatic et les moustiques, l'ado et Ismatine, Cheng et Nakamura. Bien sûr, tous les personnages vont se rencontrer et intéragir, mais ce n'est pas facile à suivre. Le monde que Dufour a créé est peut-être trop expliqué dans les détails pour un livre de 250 pages. Au final, l'histoire de l'ado est noyée dans le reste, on ne comprend vraiment rien à ce que fait Cmatic à HaRebin. Même si je reconnais quelques moments de suspense bien gérés, c'est grâce à ces moments intéressants que j'ai poursuivi la lecture de ce livre, sinon j'aurais abandonné. L'univers de Dufour est trop complexe, les liens entre les intrigues ne se font pas facilement (la machination de l'Oise est trop difficile à suivre). Bref j'ai pas aimé.


Cette lecture s'inscrit dans le cadre du Challenge SFFF au cinéma




28 févr. 2015

Lecture : Le passeur, Lois LOWRY

Le passeur, Lois LOWRY
École des loisirs

La vie est simple dans la Communauté : tout est encadré pour que les habitants vivent heureux. L’éducation est la même pour tous, ce sont les Sages qui choisissent le métier de chacun, les familles sont composées pour bien s’entendre, il est interdit de mentir. Bref, c’est dans ce monde très paisible que vit Jonas. A l’aube de ses 12 ans, il s’inquiète quand même de son orientation professionnelle, n’ayant jamais montré une attirance particulière pour un métier. Lors de la "cérémonie des douze-ans", Jonas est désigné pour être le nouveau Dépositaire de la Mémoire. Et le Dépositaire de la Mémoire a la lourde tâche de conserver en lui tous les souvenirs de l’humanité, des plus heureux aux plus tragiques. A partir de ce moment, un nouveau monde va s’ouvrir  à lui, une nouvelle vision des choses. En effet, si la Communauté vit si bien ensemble, c’est qu’elle a dû accepter de faire de nombreux sacrifices, dont les sentiments, les souvenirs, les couleurs…  Jonas va devoir accepter cette nouvelle vie tout en respectant les règles de la Communauté, mais sa conscience va commencer à le déranger…

Ce petit roman (qui se lit très bien) nous parle encore de ces sociétés dans le futur qui cherchent par tous les moyens à rendre l’homme heureux. Souvent, c’est par le biais d’une forme de dictature. Puisque l’homme est gouverné par ses pulsions, ses sentiments, il est préférable qu’un gouvernement soit autoritaire pour mieux le protéger. Dans ce roman, qui date de 1993, la famille telle que nous la connaissons n’existe plus, les sentiments ont été bannis, et chacun vit dans une ignorance béate sans chercher à savoir ou à défier les règles. Et c’est ce qui est le plus marquant, l’obéissance aveugle aux règles imposées par les Sages et l’absence de choix. Jonas n’est pas un rebelle, les découvertes qu’il fait vont le bouleverser, mais il comprend très bien qu’elles sont nécessaires à la survie de l’espèce humaine et au bon fonctionnement de sa Communauté (il se souvient des épisodes de guerre). Mais c’est la violence cachée et l’hypocrisie qui vont le pousser à agir, pour sauver le petit Gabriel, victime innocente d’un système devenu fou. Ce livre interroge chacun d’entre nous sur ce que nous sommes capables d’accepter pour bien vivre en société, l’aveuglement sur la dure réalité et la soumission la plus totale à un groupe d’individus. Cela interroge aussi sur la place de la mémoire collective, de ce que nous pouvons apprendre de notre passé (d’où l’existence de ce dépositaire). Il n’y a pas beaucoup d’actions dans ce roman, mais il y a du suspense, on découvre surtout le fonctionnement de la Communauté et le quotidien de Jonas. La fin du roman reste très ouverte quant à l’interprétation, cela change de ce qu’on peut voir habituellement avec des happy end. Ce roman a été adapté au cinéma en 2014 sous le titre The Giver. Si ce roman vous plaît, vous pouvez lire aussi : L’Elue, Le Messager et le Fils.

Cette lecture rentre dans le cadre du Challenge SFFF au féminin


26 févr. 2015

Lecture : Boneshaker, C. Priest

Boneshaker, tome 1, Le siècle mécanique, Cherie PRIEST
Eclipse, 2013, 460 p., 9782809429282

Briar n'a pas une vie facile, depuis que son mari (un inventeur fou) a provoqué la ruine de Seattle, la ville est coupée en deux. Son fils, Zeke, lui demande des explications qu'elle refuse de lui donner. Mais un jour, il s'enfuit et passe de l'autre côté du Mur...

Voici un roman de steampunk avec un pitch intéressant et une touche de zombies. Le mari de Briar était un savant un brin fou, et en voulant remporter un concours il a inventé une machine qui creuse le sol. Sauf, que cette dernière lui a échappé et a ravagé la ville. De plus, un gaz mortel s'est répandu dans tout Seattle et a transformé les habitants en zombies. Pour survivre, les personnes non infectées ont fait ériger un mur séparant la ville en deux. Pourtant, la sauce ne prend pas totalement, c'est un bon divertissement, mais il y a un petit truc qui n'est pas très bien passé. Nous avons donc une mère courage qui se bat pour récupérer son fils, et ils sont tous les deux aidés par les survivants de la ville intoxiquée. Le retournement de situation sur l'identité du savant fou ("je suis ton père Luke") m'a paru un peu grossier. Cherrie Priest construit quand même bien son univers, c'est assez cohérent et original. On a de multiples influences : steampunk, zombies, aventures, cow-boy dans l'esprit. La galerie de personnages vaut aussi le coup. La quatrième de couverture ne reflète pas pas réellement le contenu de l'histoire, c'est dommage. Je pense aussi que ce roman sera facilement adaptable au cinéma. Et je peux dire que malgré le bon divertissement que représente ce roman, je ne lirai sûrement pas la suite. Par contre, la couverture est très réussie !


Cette lecture s'inscrit dans le cadre du Challenge SFFF au féminin


24 févr. 2015

Lecture : Entretien avec un vampire, A. Rice

Entretien avec un vampire, Anne RICE
Plon, 2012, 338 p., 18,90 €, 9782259218030

Comment Louis est devenu vampire, sous l'emprise de Lestat. Comment malgré sa grande sensibilité d'être humain, il a pu vivre toutes ces années, et quel couple il a formé avec la cruelle Claudia.

C'est difficile de lire un film après avoir vu son adaptation, et il est très tentant de faire des comparaisons. C'est la raison pour laquelle je m'y suis prise à deux fois pour le lire. C'est quand même un sommet de la littérature vampirique, qui était parfaitement introuvable pendant quelques années, merci aux éditeurs ! Anne Rice écrit bien, tellement bien que je ne pourrais pas dire pourquoi, mais c'est fluide, élégant, bien tourné.  Elle mêle la grande cruauté, la violence avec cette classe qui caractérise les vampires. Le problème de Louis, c'est qu'il a gardé son humanité, d'où sa mésentente profonde avec Lestat. Louis ne trouve pas de solution, ni de repos pour son âme. Il est difficile pour lui de devenir pleinement vampire, et c'est Claudia qui est son double maléfique. Claudia c'est un corps d'ange et une âme de diable, c'est une abomination. A eux deux, ils forment un couple très différent et très fusionnel. On suit la vie de ces vampires, on ne se rend pas compte du temps qui passe. Anne Rice décrit les villes et les époques avec brio. Le passage à Paris montre une ville cruelle et violente. La technique de l'interview permet à Louis de se raconter (il est un brin narcissique) et le journaliste permet au lecteur d'éprouver et de dire son ressenti. C'est un vrai plaisir de lire ce roman, Anne Rice a fondé des bases de la littérature de vampires. Vous pouvez continuer à lire les autres romans de la série (ils ne sont pas tous de même niveau). Bref, trop bien !!

Cette lecture s'inscrit dans le cadre du Challenge SFFF au féminin


21 févr. 2015

Lecture : Mordred, J. Niogret

Mordred, Justine NIOGRET
Mnémos, 2013, 165 p., 17 €, 9782354081591


Mordred est blessé, depuis de longs mois il traîne sa carcasse dans les murs du château, hanté par ses souvenirs.

C'est un très beau roman de Justine Niogret, elle écrit vraiment bien, les phrases sont fluides mais exigeantes, c'est un vrai plaisir à lire. Cette fois on est dans la légende d'Arthur et de la Table ronde, mais on s'intéresse à un personnage moins solaire, moins connu. C'est Mordred, le fils d'Arthur et de sa sœur Morgause. Par le biais des rêves et des souvenirs, Niogret nous fait revivre les événements les plus marquants de sa vie (le départ de chez sa mère, sa première guerre...). Et en même temps, Mordred est dans une inactivité morbide, il s'interroge beaucoup sur le sens de sa vie. Nous suivons Mordred tout le long du roman, il y a très peu de personnages secondaires. L'auteur nous donne très peu d'informations sur le contexte, les personnages, c'est au lecteur d'aller chercher les informations à l'extérieur (ou de rester dans une certaine "ignorance" qui ne gêne pas totalement la lecture). Je n'ai pas réussi à trouver le sens précis à donner à la mort d'Arthur, c'est un geste de pitié, d'amour, de haine ? Justine Niogret mêle comme souvent des éléments fantastique de manière habile et subtile, car le roman ne baigne pas dans la magie non plus. C'est un roman à lire et à relire, pour en retirer tout ce qu'il y a de caché, de sous-entendus. Un très bon moment de lecture.

Cette lecture rentre dans le cadre du Challenge SFFF au féminin

19 févr. 2015

Lecture : Coeurs de rouille, J. Niogret

Coeurs de rouille, Justine NIOGRET
Le Pré aux clercs, 2013, 272 p., 16 €, 9782842285074

Saxe a décidé de s'enfuir de l'usine, il veut retrouver le monde originel, celui dont on parle dans les légendes. Sa route va le mener à Dresde, une automate d'avant, mise de côté. Mais un troisième personnage va s'immiscer dans leur quête : Pue-la-Viande, lui aussi oublié par les hommes.

Parmi les œuvres de Justine Niogret, celle-ci dénote assez de l'univers médiéval auquel elle nous a habitué. Ici c'est une quête entre  deux personnages que tout oppose, qui sont à la recherche d'un idéal : retrouver le vrai monde, la vraie nature et non celle construite et reconstruite par les hommes par les hommes (comme un fac-similé).  C'est un roman assez court qui ne s'embarrasse pas de détails, on rentre dans l'action assez rapidement. Et les personnages trouvent leur chemin assez rapidement aussi ! Ils vont croiser Pue-la-Viande, un automate d'avant, oublié par les hommes et dont l'esprit est pollué par des croyances néfastes. Dresde, elle a souffert de l'abandon de son maître, mais ses sentiments vont la rapprocher du jeune Saxe. La quête de liberté des uns, se double d'une chasse à l'homme pour l'autre. J'ai bien apprécié le fait que Pue-la-Viande puisse communiquer avec les autres automates, c'est une bonne idée. La fin est une fausse fin, puisque c'est un autre cycle qui commence avec toutes les interrogations que cela soulève (comment vont-ils survivre, y-a-t-il d'autres humains, comment Dresde va-t-elle vivre sans sa perle ??). L'auteur nous donne peu de détails sur le monde présent, sur les différentes catastrophes qui ont pu se produire. De même, on ne voit pas d'autres personnages.  C'est un petit roman assez léger qui se lit vite, mais qui n'est pas désagréable. Cependant, j'ai été un peu gênée par le début de certains chapitres qui commencent toujours un peu de la même façon, ou cette façon d'insister sur les blessures physiques de Saxe. Au niveau de l'écriture, j'ai trouvé le style de Niogret assez simple, très descriptif, peut-être pas assez cherché. Ce n'est pas le meilleur roman de Justine Niogret, mais ce n'était pas déplaisant non plus.


Ce roman a été lu dans le cadre du Challenge SFFF au féminin



17 févr. 2015

Lecture : Cytheriae, C. Bousquet

Cytheriae, L'Archipel des Numinées, Charlotte Bousquet
Hélios/Mnémos, 2013,, 316 p., 9,90 €, 9782354082062

Cribella est l'ombre d'elle-même, la cité est envahie par des monstres, la révolte populaire gronde et des meurtres inexpliqués voient le jour. Nola, malgré elle, se mêle à l'enquête. Mais un secret plus profond est enfoui dans la ville.

Deuxième roman du cycle qui prend forme dans une autre ville et avec de nouveaux personnages. Charlotte Bousquet utilise toujours le même principe de chapitres courts et d'alternance avec de nombreux personnages. Il faut donc avoir une bonne gymnastique d'esprit. Je n'ai pas trouvé beaucoup de liens entre les deux romans, mis à part la montée d'une puissante magie noire et peut-être le même monde. Nola est un personnage bien plus torturé cette fois et elle flirte allègrement avec la mort. C'est peut-être cet aspect trop morbide qui ne m'a pas attiré. Et son histoire d'attirance avec le "Minotaure" est originale et surprenante, l'auteur nous emmène dans des chemins inattendus. Et dans toutes ces histoires, il y a aussi un tueur en série qui utilise la magie noire à des fins de vengeance. Là aussi, on retrouve les différentes strates de la société (royauté, pauvreté...).  Et il y a beaucoup de monstres dans ce roman. Plusieurs intrigues se croisent et s'entrecroisent, l'auteur joue beaucoup avec. Le sentiment amoureux tient une place très importante dans ce roman (entre les amours contrariées, la jalousie, la vengeance...).  Mais cela reste une histoire très sombre. Le problème des romans de cycle, c'est la mauvaise habitude qui conduit le lecteur à vouloir comparer les histoires puisque ce ne sont pas des suites pures. J'ai un peu moins aimé ce roman, mais je serais bien incapable de dire pourquoi, une question de feeling... Cela reste tout de même un bon petit roman de fantasy, un brin dark, avec un univers cohérent et bien mystérieux. Charlotte Bousquet garde le même style narratif pour deux histoires différentes, je me demande ce que le dernier tome apportera à son cycle et si les liens entre les histoires seront mis au jour.


Cette lecture s'inscrit dans le cadre du Challenge SFFF au féminin